Archive pour juillet, 2008

“Désert d’Essakane : un festival au bout du monde” par Sylvie Saint Jacques

Posted in Voyage et ...... avec des tags , , , , on juillet 25, 2008 by exterieurjourexterieurnuit

festival au désert à Essakane - Mali - janvier 2008

Un festival au bout du Monde

Dans le circuit culturel planétaire, on dit du Festival au désert d’Essakane qu’il est «le plus lointain des festivals «. En janvier dernier, quelque 10 000 campeurs – nomades touaregs, mordus de musique malienne ou intrépides voyageurs – se sont donné rendez-vous dans la portion malienne du Sahara, pour la huitième présentation de cette rencontre internationale, à deux heures de piste de la mythique ville de Tombouctou. La Presse y était. Et, contrairement à nombre d’explorateurs du XIVe siècle, elle en est revenue…

Il y a de ces évènements qui ne surgissent que très fortuitement dans une vie. Par exemple: partager sa natte et quelques plats de brochettes et de «riz sauce» avec un musicien italien, un voyageur des Canaries, une photographe espagnole, un guérisseur-féticheur malien et son apprenti du village voisin.

Pendant trois jours et trois nuits, le Festival au désert d’Essakane au Mali reproduit un village global où les Touaregs à dos de dromadaire côtoient les globe-trotters en bermudas. La musique, dénominateur commun de tous ces festivaliers, résonne d’une dune à l’autre jusqu’aux heures tardives de la nuit, rythmant le ballet céleste des étoiles filantes.

À Essakane, on prend le thé sur la dune avec un nouvel ami touareg, on apprend à négocier dur avec les tenaces vendeurs d’artisanat, on danse jusqu’à l’aube sur la musique de Tinariwen, on se laisse porter par le mouvement des griots traditionnels… Ce faisant, on apprend quelques mots de bambara (langue nationale malienne) et de tamachek (la langue des Touaregs), même si à peu près tout le monde peut se débrouiller en français.

Au Festival au désert, le sourire béat plaqué sur la bouille des festivaliers devenus campeurs touaregs sert de langue universelle. C’est que la majorité d’entre nous sont tout simplement ébahis (ou soulagés!) d’être finalement arrivés à destination. Pour franchir la soixantaine de kilomètres qui séparent Tombouctou de l’oasis d’Essakane, il y a évidemment le «forfait dromadaire», moyen de transport privilégié par les Touaregs. Les Occidentaux adeptes de la méthode motorisée, eux, se serrent comme des sardines dans des 4X4 aux conditions variables.

Pourquoi diable faire la route jusqu’au fin fond du désert? Parce qu’Essakane, c’est tout simplement la Mecque des festivals de musique malienne. Aussi, parce que le nom de Tombouctou a un attrait irréel. Et bien sûr, parce qu’en matière de dépaysement, on peut difficilement imaginer mieux.

On débarque au Festival au désert incrédule et désorienté. Autour de nous, les dunes, les tentes en coton blanc, les dromadaires aux parures élégantes, les équipes de tournage européennes et des griots nous frappent par leur étrangeté. Mais rapidement, on cède à un certain état de grâce, envoûté par l’immensité du désert. Et avec notre turban touareg coloré pour protéger la tête du soleil – véritable emblème du festival! – on devient tous un peu nomades. L’Afrique, devenue si festive et rassembleuse, n’a plus rien à voir avec les images de guerre et de famine que nous transmet incessamment le bulletin de nouvelles. Façon comme une autre de dire que le PIB du Mali est inversement proportionnel à la richesse de sa culture…

Pour Ellie, animatrice de radio new-yorkaise, le transport routier Bamako-Essakane a duré quatre jours et demi dans un 4X4 qui brisait continuellement. Dépitée? Bien au contraire. La joviale cinquantenaire était simplement euphorique à l’idée d’assister aux concerts de Vieux Farka Touré et Tinariwen. «Ce sont les musiciens que j’écoute continuellement chez moi.»

Ali, jeune nomade touareg de 18 ans et fana de rap malien, semble quant à lui tout à fait disposé à élargir son cercle d’amis. Et alors que nous escaladons tranquillement la dune offrant le meilleur point de vue sur la scène principale, il partage ses impressions sur l’ouverture internationale de «son» festival. «Ça me plaît, ces gens qui viennent de partout. On parle de tout: du désert, de la vie…»

L’origine du Festival

Mamatal Ag Dahmane, l’un des programmateurs du Festival au désert, fait partie d’une classe «hybride» de Touaregs autant hommes d’affaires que nomades. Plusieurs mois par année, il sillonne l’Europe, portable à la main, pour faire la promotion du festival. Le reste du temps, il part en caravane dans le Sahara.

Entre deux coups de fil, terré dans sa tente où il se protège du soleil de plomb, Mamatal nous raconte l’origine du Festival au désert.

«Le festival a commencé comme une fête traditionnelle touareg organisée trois jours après la fête de Tabaski. Au moment de la rébellion – au milieu des années 90 – le festival a été interrompu, parce que les Touaregs ont été contraints de se réfugier dans les pays frontaliers. Au retour des réfugiés, on a voulu reprendre cette fête tout en l’ouvrant au monde extérieur et en gardant sa base traditionnelle.»

Sept ans après son retour, le Festival au désert a une programmation composée de 50% de musique traditionnelle, 25% de musique africaine (tous pays confondus) et 25% d’artistes «hors Afrique.» 9000 festivaliers étaient Maliens (ou Touaregs) et 1000 étaient des Occidentaux.

Le Festival Les Orientales à Saint Florent Le Vieil – Juillet 08

Posted in voyage et festival de musique du Monde avec des tags , , , on juillet 25, 2008 by exterieurjourexterieurnuit

Festival « LES ORIENTALES » Saint Florent Le Vieil près d’Angers

Un festival attachant au charme intimiste entre Angers et Nantes sur les bords de la Loire

Chaque année depuis 10 ans fin juin début juillet près d’Angers se tient un Festival de musique du Monde, intimiste et familial qui permet de côtoyer des artistes talentueux mais peu connus en France et qui incarnent les traditions orientales aux yeux du Monde, et ce dans le cadre dépaysant du village médiéval de Saint Florent le Vieil. Les concerts dans des lieux loin de la froideur des salles parisiennes comme l’éphémère chapiteau du café Oriental ou religieux comme l’abbaye de saint florent qui se prêtent à merveille à la célébration de l’amour de la musique traditionnelle, des musiciens et de la fête.

Une programmation multi-culturelle qui fait la part belle aux musiques savantes, festives et religieuses le long des anciennes routes de la soie

Depuis plusieurs années, je m’intéresse à distance à la programmation musicale de ce festival discret dont l’affiche chaque année renouvelée, est gérée par une main de maître, celle de Alain Weber, anthropologue et ethno-musicologue, directeur artistique du quai Branly depuis sa création, actionnaire d’un label de musique du Monde « Zanham », grand amateur de musique Tsigane, de musique de la haute Égypte (Alain Weber est à l’origine de la création de la troupe des Musiciens du Nil originaires des villages des environs de Luxor), et du Rajasthan.

Le festival se déroule traditionnellement sur 2 Week End consécutifs, cette année, le 1er Week End est orienté musique Soufie avec Déba les chants Soufis des femmes du village d’Hamjago de Mayotte, avec l’ensemble Badila « chants d’amour des cavaliers mystiques » (les voyageurs inspirés de Badila proposent une rencontre inédite des traditions musicales soufies indiennes, perses et arabes, des racines de l’Orient aux espaces libres de l’imaginaires, les chants soufis des femmes de la Hadra Chefchaounia (Maroc) qui déclament un répertoire soufi des plus précieux inspirés par un esprit de fête et de ferveur et le 2ème Week End éclairé par la magie des moines danseurs de l’ile de Majuli, danse sattriya de l’Assam en Inde. Le temps d’un songe, les moines paysans de la plus grande ile fluviale du Monde incarnent les Dieux du panthéon hindouiste, en particulier l’espiègle Krishna au charme irrésistible.

“Les Moines de l’ile de Majuli”, une magnifique enclave au Monde

Il existe une magnifique enclave au monde, inconnue de l’industrie touristique, et même préservée de la société de consommation. C’est une île, une grande île de l’Inde de l’Est, la plus grande île fluviale du monde: MAJULI, en Assam. Sur cette île, une congrégation de religieux se voue à l’art de la danse et de la musique. Ces moines interprètent les textes religieux à travers un théâtre musical chamarré, bon enfant et populaire. Ils se griment et jouent même les rôles féminins en se travestissant à la perfection. Tout l’univers de l’île et de cette culture qui n’est jamais arrivée en Occident est menacé par une lente catastrophe écologique : les crues du Brahmaputra sont terribles: elles remodèlent le sol limoneux de l’île, et l’activité humaine doit se plier aux colères du fleuve. Chaque année, doivent être consolidées berges, digues, routes et passerelles de bambou. Le film, dans une intimité envers les hommes, et le paysage, fait un état des lieux de cet environnement si étrange et si fragile.

Mais le propos va au-delà: il se pose la question en regardant ce magnifique sanctuaire naturel et culturel: Comment rencontrer sans contaminer? La présence d’une équipe de tournage peut être une pollution. La caméra arrive en émissaire devant l’irrémédiable confrontation. Quand et comment les détenteurs d’une culture particulière se transforment-t-ils au contact d’une mondialisation engloutisseuse? Les moines musiciens de cette île souhaitent montrer leur art à un public lointain… Mais ils ignorent qui les attend là-bas à Paris, Genève ou Londres.Ils seront loin de la sérénité, de la gentillesse et la poésie de leur ashram sur MAJULI, la grande île.

Aller à la rencontre c’est aussi prendre des risques de salir une spécificité identitaire ? Ces questions sont d’autant plus actuelles que les moines de l’île de Majuli quitteront pour la première fois leur île pour une tournée européenne. Ce sera leur première confrontation avec notre société, avide d’authenticités.Synopsis:” L’Ile des Moines”, Majuli, Assam, Inde. – -Sur la grande île de Majuli: approche sensible.

Le Monastère de Kalam Bari: messe ou répétition, travaux quotidiens, entretiens, le DRAMA (spectacle) , sous-titré. Traduit. Symbolique sommairement commentée.

Spécificités de cette culture fragile: rapports humains , d’écologie de l’île, (reconstruction des passerelles, techniques des digues..)
- Analogie entre la situation précaire de cette île rognée chaque année un peu plus par les caprices du fleuve et un passage du Drama qui met en scène et en musique les tragédies du panthéon indien.
A.D. Genève 2006

Voyage d’un jour : Le Japon à Paris – Dimanche 29 juin 2008

Posted in Voyage d'un jour avec des tags , , on juillet 25, 2008 by exterieurjourexterieurnuit


Voyage d’un jour ou l’art de voyager près de chez soi

Départ à 4 à 11H du matin avec un programme chargé de Paris 1er, devant l’agence au 123 rue saint Denis direction les jardins Albert Kahn à Boulogne Billancourt, déplacements en métro, plus rapide que le Vélib. Paris 1er – les Jardins Albert Khan : 20 minutes porte à porte.

11H30 : Les Jardins Albert Khan – Métro : Pont de Saint Cloud

Les jardins ont été créés par Albert Kahn sur des terrains acquis à partir de 1895. Jusqu’en 1910, il élabore sur 4 hectares ce qui deviendra un nouveau style de jardin, le jardin dit « de scènes ».Albert Kahn croyait à la paix universelle. Pour appuyer son utopie, il crée un jardin fait de plusieurs jardins réconciliant les styles de chaque pays.

Le jardin japonais moderne par Fumiaki Takano

Il se compose de :

  • un village japonais, créé en 1898, au retour du premier voyage au Japon d’Albert Kahn, par des artistes venus de ce pays. Ils auraient apporté avec eux, en pièces détachées, les maisons dans lesquelles on pratique encore parfois la cérémonie du thé.
  • un jardin japonais moderne, qui a remplacé en 1990 le premier jardin, avec ses ponts de bois peints en rouge, sa montagne couverte d’azalées et ses berges de galets conçus par le paysagiste Fumiaki Takano.
  • un jardin à la française créé en 1895 par deux prestigieux paysagistes de l’époque : Henri et Achille Duchêne, avec à côté une roseraie mêlée au verger et un palmarium. Les deux serres latérales ont été détruites en 1914.
  • un jardin anglais avec un pont de rocaille.
  • une forêt vosgienne de 3000 m² avec des rochers arrondis rappelant au banquier les paysages de son enfance.
  • une « forêt bleue » où le cèdre de l’Atlas et l’épicéa du Colorado poussent en harmonie gris-bleu et dont le sous-bois abrite entre autres une collections d’azalées et de rhododendrons.
  • l’évocation d’un marais fleuri de plantes d’eau dans une recherche de naturel.
  • une forêt dorée et sa prairie d’herbes hautes mêlées de fleurs vivaces ou annuelles, dont les bouleaux pleureurs se parent de teintes dorées à l’automne.

13H30 : Musée Guimet – Expo HOKUSAI http://www.guimet.fr .

Katsushika Hokusai (1760-1849), fût sans doute le plus célèbre des peintres et dessinateurs japonais de sa génération, le plus extraordinaire, et celui dont la renommée a le plus rapidement franchi les mers. Artiste polyvalent et complet, spécialiste de l’Ukiyo-e s’étant aussi réalisé dans l’écriture, son nom est depuis longtemps populaire en Europe et sa vie apparaît comme une quête touchante de la perfection se composant de six grandes périodes, parcours que retrace le fil de l’exposition. Artiste du peuple, il est mort presque ignoré, sinon méprisé de la classe aristocratique. La vogue énorme de son talent dans la classe populaire ne s’est guère étendue au delà des lettrés et des dilettantes de la petite bourgeoisie. La foule de ses admirateurs se recrutait principalement parmi les marchands, les artisans, les courtisanes et les habitués des maisons de thé de Edo (1603-1867, actuelle Tokyo). Si son influence resta quasi inexistante sur les écoles d’art classique de Kyoto, sur les nobles et le monde de la cour, elle fut, au contraire, décisive, sur l’évolution de l’Ukiyo-e et sur les destinées des arts décoratifs, tels que l’imagerie en couleurs et la décoration des objets usuels. Aujourd’hui, le Japon en est encore l’héritier. Hokusai marque la dernière étape de l’art national Nippon en estampe de paysage, avant l’invasion des modes et des idées européennes.

En plein rayonnement du mouvement du japonisme en France, les collectionneurs surent choisir avec dilection des œuvres d’une grande qualité technique et esthétique. Nombreuses sont signées Hokusai, rénovateur moderniste de l’art de l’estampe japonais, célèbre pour ses séries de paysages, des vues nocturnes d’Edo aux montagnes enneigées, ou encore, celles du mont Fuji. Perpétuellement insatisfait et d’une curiosité toujours en alerte, Hokusai s’intéressa à tous les mouvements picturaux sans jamais se fixer à aucun d’entre eux. Il a touché à tout ce qui relève de l’art du dessinateur tout en peignant d’admirables kakémonos, qui sont aujourd’hui recherchés comme autant d’objets inestimables. Il a surtout travaillé pour l’illustration de livres, pour la gravure en couleurs, pour les modèles d’enseignement, que se sont arrachés les collectionneurs avertis. Son œuvre est immense ; petit aperçu que laisse entrevoir cette première rétrospective du fonds Hokusai du musée Guimet enrichi au fil du temps, offrant une lecture nouvelle de son travail. Vibrant hommage à l’artiste, que nous chuchote cette exposition où les collectionneurs s’effacent humblement pour nous laisser apprécier toute la beauté et l’originalité d’images qui dans le fond et la forme, ont renouvelé les possibilités d’expression développées par la peinture européenne. Son travail y apparaît comme un miroir où se reflète, avec une intensité saisissante, les moeurs, la vie, la nature du Japon. « Encyclopédie de tout un pays, comédie humaine de tout un peuple » figurant un monde aux perspectives infinies, l’art d’Hokusai n’a pas achevé de livrer ses secrets, dont le regard ébloui ne saurait encore aujourd’hui mesurer toute l’étendue…

15H30 : Sadaharu Aoki – 56 boulevard de Port Royal 75005 Paris

Goûter chez le Pierre Hermé de la pâtisserie Japonaise Sadaharu Aoki Chef pâtissier à Paris né à Tokyo le 1er juillet 1968 Diplômé de l’école de cuisine de Machida. Il a travaillé à la pâtisserie Chandon de Tokyo avant de venir en France.

ou Toraya – 10, rue saint Florentin (fermé le dimanche)

Si vous effectuez cette balade un samedi alors précipitez vous chez Toraya, l’une des plus ancienne et  authentiquement Japonaise patisserie à Paris, qui a ouvert en 1980 dans le but de promouvoir les Wagashi en France. Wagashi signifie pâtisserie japonaise traditionnelle. Les quatre saisons très marquées du Japon, le mode de vie des Japonais, la littérature, la peinture, la musique et les différents aspects de la culture japonaise peuvent se retrouver dans les wagashi.
Les ingrédients utilisés sont le azuki, le sucre, la farine de riz et de blé, l’agar-agar etc. (cf: Ingrédients). Les pâtisseries japonaises sont peu caloriques et riches en fibres. Elles se distinguent également par leur parfum naturel et discret. Les Wagashi, outre leurs vertus diététiques, diminuent les carences en sucre, réduisent le stress et détendent l’esprit.


Il y a plus de mille ans que la pâtisserie japonaise est née, émanant de la sensibilité des japonais au Beau et au délicat, et de leur amour pour la nature et le passage des saisons.
Cette pâtisserie, à base d’ingrédients naturels parmi lesquels la farine de riz et de blé, l’agar-agar et le haricot, constitue une nourriture saine et très appréciée.
C’est d’autre part un art qui s’adresse aux cinq sens.
Il serait bien superficiel de rappeler que la pâtisserie japonaise flatte l’œil aussi bien qu’elle régale le palais (la vue et le goût).
Elle évoque la délicatesse du contact d’abord sous la pression légère de la main et du bâtonnet, puis celle du palais et de la langue (le toucher). Son parfum doux et caractéristique lui confère toute sa finesse (l’odorat).
Enfin, le nom des gâteaux, évoquant les saisons, est une autre particularité. Au printemps, on sert le TÔ-ZAKURA (Horizons Vaporeux de Cerisiers en Fleurs). Ce nom rappelle qu’au printemps, les fleurs de cerisiers sont épanouies et qu’elles panachent le paysage de ravissantes couleurs.
En automne, on offre le KOZUE no AKI (Palette d’Automne), qui évoque les couleurs chatoyantes des feuillages changeants, en particulier ceux des érables…
Ainsi, les noms poétiques des pâtisserie sont liés au sens de l’ouïe. Tout ceci traduit bien le caractère de cet art japonais.

19H00 : Diner Chez Guilo Guilo – 8, rue Garreau Paris 18

Eiichi Edakuni est une véritable star de la cuisine au Japon. Pour dîner dans son restaurant de Kyoto, on dit qu’il y avait même jusqu’à deux ans et demi d’attente ! Les habitués réservaient leur table d’un mois sur l’autre pour être sûr de pouvoir goûter les nouvelles créations (renouvelées tous les mois). Depuis quelques temps, le chef souhaitait tenter l’expérience en France. Le voici qui a ouvert vendredi 18 avril Guilo Guilo, dans le quartier de Montmartre à Paris. En s’installant en France, il a voulu recréer le même principe que dans son restaurant de Kyoto au Japon : un comptoir face à la cuisine où l’on peut voir le chef travailler et un menu unique en 6-8 plats, qui change tous les mois. Attention, le chef ne refait jamais deux fois les mêmes plats. Une exception cependant, les sushis de foie gras ont un tel succès que le chef les remet régulièrement au menu. De la cuisine authentique japonaise, délicieusement inventive, parfaitement présentée, pleine de goût, de fraîcheur, de légèreté, et si l’ouverture de ce restaurant était la bonne nouvelle du printemps . Pour 45 euros, le menu en 8 plats dont un dessert est presque donné. C’est à dire qu’il est très rare de trouver un menu aussi riche pour un tel prix. Tout est frais, préparé au jour le jour par le chef et sous nos yeux. On est en osmose avec le chef, on partage avec lui un bon moment, tous assis autour de son comptoir, à le regarder cuisiner au centre. Le chef est seul en cuisine et c’est seulement le deuxième jour d’ouverture, mais qu’importe, le rythme est donné, les plats s’enchaînent correctement, sans discontinuité, l’équipe est souriante, présente, ils sont heureux d’être là.

Une journée sous le signe du soleil levant pour un avant gout bluffant avant le grand saut vers Tokyo, Kyoto…